L’Apothicaire – Henri LOEVENBRUCK

Couverture de l'ApothicaireLe livre

« Il vécut à Paris en l’an 1313 un homme qui allait du nom d’Andreas Saint-Loup, mais que d’aucuns appelaient l’Apothicaire, car il était le plus illustre et le plus mystérieux des préparateurs de potions, onguents, drogues et remèdes…« 

Un matin de janvier, cet homme découvre dans sa boutique une pièce qu’il avait oubliée… Il comprend alors que jadis vivait ici une personne qui a soudainement disparu de toutes les mémoires. L’Apothicaire, poursuivi par d’obscurs ennemis, accusé d’hérésie par le roi Philippe le Bel et l’Inquisiteur de France, décide de partir jusqu’au mont Sinaï.

Mon avis

Mmm comment pourrais-je résister à un roman d’Henri Loevenbruck. C’est tout bonnement impossible si comme moi vous avez lu sa trilogie fantasy de la Moïra, celle de Gallica, puis ses trillers, son roman jeunesse co-écrit avec Ange et si vous aussi vous avez visité son site web dernièrement où il décrit son dernier roman :

Retrouvez dans toutes les bonnes librairies mon treizième roman, l’Apothicaire, qui est aussi, n’ayons pas peur des mots, le livre de ma vie. Celui qui m’a donné le plus de travail et le plus de plaisir. Le livre le plus personnel et, je l’espère, le plus réussi de ma carrière. Sept ans de préparation, deux ans d’écriture, et beaucoup, beaucoup d’émotion à la veille de cette publication.

J’ai donc demandé le livre à papa Nowel et je l’ai dévoré en trois soirs (parce que examens obligent, j’ai résisté à la tentation de le lire en journée).

On y retrouve quelques motifs chers à l’auteur soit le voyage initiatique et la figure du héros poursuivit. Qu’importe, le récit, l’époque et les personnages sont bien différents différents. Je pensais que j’aurais du mal à m’habituer à Andréas, presque la quarantaine, chauve, apothicaire,… bref pas vraiment la figure de l’aventurier, mais finalement le bonhomme est attachant par son caractère. Le personnage est tellement bien construit que finalement, les autres font un peu pâle figure.

On lit ce livre pour le personnage, on le lit aussi pour le voyage. Loevenbruck nous entraine dans la France du 14ème siècle avec un style différent que dans ses précédents ouvrages. Un sytle de conteur qui lui va bien et qui nous plonge directement dans l’histoire.

Il nous conte donc Andréas, figure septique face aux religions, ayant lu beaucoup des philosophes, érudit dans l’art des médicaments de l’époque. C’est surtout l’histoire d’une confrontation entre l’esprit rationnel et l’ésotérisme de l’époque et c’est passionnant.

Je ne spoilerai pas l’intrigue du livre qui est savoureuse et rocambolesque (oui oui quand même). J’en recommande chaudement la lecture à tous les amateurs d’intrigues historiques et des apparitions succinctes mais troublantes du mystérieux-merveilleux-qu’on n’explique pas et que c’est très bien comme ça.

Une boisson chaude, la bande originale d’un film épique et voilà de quoi occuper agréablement les vacances.

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