Moi, Lucifer / Glen Duncan

Image  Quand On (et par On je veux dire Dieu) propose à Lucifer l’opportunité du Pardon, celui-ci n’y crois pas. Plutôt que de soigner ce qu’il reste de la vie de cette mauviette d’écrivain suicidaire, le démon a bien l’intention de profiter à fond de son incarnation d’un mois dans un corps humain. Et par profiter j’entends boire, baiser, se droguer,…

Mais aussi, et c’est là l’intérêt de ce livre, Lulu décide de nous raconter l’histoire sainte de son point de vue. Et là c’est délectable. La prose est acide à souhait, pleine d’humour, c’est jouissif.

Quelques extraits ?

Vous me direz : le temps c’est le temps. (Non, vous me direz : le temps c’est de l’argent. Je vous adore)

“L’être humain en général a tout à apprendre du lézard. Le seul animal dont il n’ait rien à apprendre, d’ailleurs, c’est le mouton. L’Homme sait déjà tout ce que le mouton pourrait lui enseigner.”

“Vous voulez toujours savoir ce qui s’est passé, Dieu merci. Et ensuite que faire. Puis ce qui se passerait si …. Mais, à ma grande satisfaction, il est très rare que vous en arriviez logiquement à vous demander où ça mènerait en fin de compte.”

Seul petit hic, les dernières pages, comme si l’auteur n’avait pas su comment finir son histoire. Cependant, la fin est à la hauteur du roman (selon moi). Je n’en dit pas plus. Bref, Moi, Lucifer est un roman génialissime, original et drôle que je recommande à tous ceux qui préfèrent souvent les « mauvais » aux héros des histoires.

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