L’homme qui savait la langue des serpents – Andrus KIVIRÄHK

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4ème de couverture

Voici l’histoire du dernier des hommes qui parlait la langue des serpents, de sa sœur qui tomba amoureuse d’un ours, de sa mère qui rôtissait compulsivement des élans, de son grand-père qui guerroyait sans jambes, d’une paysanne qui rêvait d’un loup-garou, d’un vieil homme qui chassait les vents, d’une salamandre qui volait dans les airs, d’australopithèques qui élevaient des poux géants, d’un poisson titanesque las de ce monde et de chevaliers teutons épouvantés par tout ce qui précède… Peuplé de personnages étonnants, empreint de réalisme magique et d’un souffle inspiré des sagas scandinaves, un roman à l’humour et à l’imagination délirants.

Mon avis

J’ai découvert ce livre grâce à l’émission Livrés à domiciles et le blog Reading in the rain. Cela avait l’air assez loufoque et original alors je me suis jetée à l’eau. Et en effet, c’est assez loufoque et très original. Ce roman m’a fait l’effet d’un (gros) conte fantastique très rafraichissant après tous les livres sur les vampires que l’on croise en littérature fantastique en ce moment. Comme dans les contes, on croise des animaux qui parlent, des légendes et de quoi réfléchir. Car ce romen est en fait un pamphlet qui pose la question de la confrontation entre la tradition et la modernité mais aussi, il m’a semblé, de l’esprit critique. La seule critique que je pourrait formulé est le ton un peu fataliste qui m’a donné un petit coup de blues à la fin du livre. Pourtant, j’ai passé un très bon moment dans les forêts estoniennes et je recommande ce livre à tous.

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Moi, Lucifer / Glen Duncan

Image  Quand On (et par On je veux dire Dieu) propose à Lucifer l’opportunité du Pardon, celui-ci n’y crois pas. Plutôt que de soigner ce qu’il reste de la vie de cette mauviette d’écrivain suicidaire, le démon a bien l’intention de profiter à fond de son incarnation d’un mois dans un corps humain. Et par profiter j’entends boire, baiser, se droguer,…

Mais aussi, et c’est là l’intérêt de ce livre, Lulu décide de nous raconter l’histoire sainte de son point de vue. Et là c’est délectable. La prose est acide à souhait, pleine d’humour, c’est jouissif.

Quelques extraits ?

Vous me direz : le temps c’est le temps. (Non, vous me direz : le temps c’est de l’argent. Je vous adore)

“L’être humain en général a tout à apprendre du lézard. Le seul animal dont il n’ait rien à apprendre, d’ailleurs, c’est le mouton. L’Homme sait déjà tout ce que le mouton pourrait lui enseigner.”

“Vous voulez toujours savoir ce qui s’est passé, Dieu merci. Et ensuite que faire. Puis ce qui se passerait si …. Mais, à ma grande satisfaction, il est très rare que vous en arriviez logiquement à vous demander où ça mènerait en fin de compte.”

Seul petit hic, les dernières pages, comme si l’auteur n’avait pas su comment finir son histoire. Cependant, la fin est à la hauteur du roman (selon moi). Je n’en dit pas plus. Bref, Moi, Lucifer est un roman génialissime, original et drôle que je recommande à tous ceux qui préfèrent souvent les « mauvais » aux héros des histoires.

Les sorcières de North Hampton / Melissa De La Cruz

Image4ème de couverture

Joanna Beauchamp et ses filles Ingrid et Freya vivent à North Hampton, à la pointe de l’île de Long Island. La ville, belle et brumeuse, semble comme figée dans le temps, et les trois femmes y mènent une vie en apparence paisible.
En réalité elles sont de puissantes sorcières. Joanna peut ressusciter les morts et guérir les blessures graves. Ingrid, passionnée de livres, prédit le futur et tisse des fils qui résolvent les problèmes d’infertilité et d’infidélité. Enfin Freya, la fille rebelle, possède les charmes et potions capables de guérir les peines de cœur.
Mais depuis des centaines d’années, les trois femmes n’ont pas le droit d’utiliser leurs pouvoirs. Jusqu’au jour où Freya, partagée entre deux frères séduisants, et prise dans un dangereux jeu de désir, met son secret en péril. Ingrid et Joanna connaissent le même dilemme, et les femmes de la famille Beauchamp comprennent qu’elles ne peuvent plus dissimuler leur nature profonde. Elles récupèrent leur baguette magique au grenier, nettoient leur balais et commencent à lancer des sorts sur les gens de la ville. Au départ plutôt des petits sorts simples et bienveillants. Mais des attaques violentes troublent bientôt North Hampton, et quand une jeune fille disparaît le week-end du 4 juillet, Joanna, Ingrid et Freya décident de découvrir qui et quelles forces maléfiques œuvrent contre elles.

Mon opinion

Quand j’entame un nouveau roman de type bit-litt, j’ai toujours un peu peur parce que oui c’est un style que j’aime beaucoup mais tellement de séries sont sorties que j’en fais un peu overdose. Heureusement, j’avais lu une plutôt bonne critique sur ce roman-ci et les sorcières me plaisent, d’emblée, plus que les vampires en général.

Qu’est-ce qui différencie ce livre d’autres romans du même genre ? Peut-être l’ambiance petit bout du monde de North Hampton, ce n’est pas la cambrousse mais cela change de Manhattan et des grosses villes ; peut-être aussi la diversité de caractère des personnages, les trois sorcières ne se ressemblent pas et on peut, au choix, s’identifier plus à Ingrid, Freya ou leur mère. J’ai également apprécié la petite pincée de mythologie nordique et le dévoilement progressif du passé des personnages.

De plus, Melissa DeLa Cruz sait tenir son public en haleine. Tellement bien que la fin semble un peu précipitée. Mais qu’importe, pas de frustration car un tome deux existe en anglais, il n’y a plus qu’à attendre la traduction. Chouette !

Le livre perdu des sortilèges – Deborah HARKNESS

Da book

Couverture du Livre perdu des sortilèges
Titre attrayant, illustration un peu moins

Diana Bishop est la dernière d’une longue lignée de sorcières, mais elle a renoncé depuis longtemps à son héritage familial pour privilégier ses recherches universitaires, une vie simple et ordinaire. Jusqu’au jour où elle emprunte un manuscrit alchimique : L’Ashmole 782. Elle ignore alors qu’elle vient de réveiller un ancien et terrible secret, et que tous – démons, sorcières et vampires – le convoitent ardemment.

Parmi eux, Matthew Clairmont, un vampire aussi redoutable qu’énigmatique. Un tueur, lui a-t-on dit. Diana se retrouve très vite au coeur de la tourmente, entre un manuscrit maudit et un amour impossible.

Mon avis

J’étais très très très méfiante à l’égard de ce livre : une énième histoire d’amour avec un vampire, il serait temps de passer à autre chose. Mais je n’en ai eu que des bons échos et je suis tombée par hasard dessus dans ma librairie d’occasion… alors, forcément, j’ai craqué.

J’ai été littéralement aspirée dans l’histoire. Celle-ci mixe astucieusement histoire d’amour, recherches historiques et fantastique, le tout dans une ambiance de départ délicieusement British. Ce livre donne envie de boire des litres de thé et vous recommande chaleureusement de hanter les bibliothèques pour rencontrer le prince charmant. Je pense qu’il peut vous donner envie de boire du vin aussi.

On peut dire que j’ai aimé :

  • L’héroïne : Diana a un sacré caractère malgré ses crises d’angoisse, on s’y attache rapidement
  • Le fonds historique, très riche. Le vampire s’est apparemment acoquiné avec toutes les célébrités historiques possibles.
  • La sorcellerie dont l’importance augmente avec le récit.
  • Les personnages secondaires : il y en a une flopée mais tous sont attachants.

Par contre :

  • Ces vampires sont quand même trop parfaits…
  • La traduction français a tenu à ce que la plupart des personnages se vouvoient, c’est assez lourds à force…

Un livre que je recommande donc (allé c’est normal qu’un prince charmant soit parfait, c’est dans son domaine de définition).  C’est une belle brique et elle promet de bons moments de lecture.

Fils des Brumes : 1. L’empire ultime – Brandon SANDERSON

Puissance dans l'illustration de couverture

Résumé

La jeune Vin ne connait de l’Empire Ultime que les brumes de Luthadel, les pluies de cendre et le regard d’acier des Grands Inquisiteurs. Depuis plus de 1000 ans, le Seigneur Maître gouverne les hommes par la terreur. Seuls les nobles pratiquent l’allomancie, la précieuse magie des métaux.

Mais Vin n’est pas une adolescente comme les autres. Et le jour où sa route croise celle de Kelsier, le plus célèbre voleur de l’Empire, elle est entraînée dans un combat sans merci. Car Kelsier, revenu de l’enfer, nourrit un projet fou : renverser l’Empire.

Mon avis

Je n’en avais entendu que des bonnes critiques sur Livraddict et pour une fois (parce qu’en général je galère pour trouver les livres qui me paraissent bons), je suis tombée dessus par hasard chez Pêle-mêle.

Au premier abord, le livre est une grosse brique tout de même avec une police de caractère assez petite, ce qui présage de nombreuses heures de lectures (de mon point de vue c’est une très bonne chose). En ce qui concerne la couverture, je l’avais trouvée prometteuse mais j’avais une petite appréhension pour son côté « attention histoire d’assassin ». En général ce genre d’histoire promet des intrigues politiques complexes (et souvent ennuyeuses).

Eh bien pas du tout. L’intrigue politique est bien là mais elle est assez simplifiée. Un grand Empereur ultime supposé immortel et surpuissant,  des nobles puis des esclaves, les skaa. En guise de police, les Grands Inquisiteurs, magiciens effrayants aux yeux percés de fer.

La magie du livre, c’est l’allomancie, une magie basée sur les métaux que les nobles avalent puis brûlent pour obtenir différents pouvoirs. Les plus puissants peuvent brûler plusieurs de ces métaux et combinent tous les pouvoirs, ce sont les Fils de brume. Notre héroïne, Vin, une jeune voleuse découvre ces pouvoirs tout en se faisant enrôlée par la rébellion. La jeune fille est loin d’être naïve, elle a grandit à la dure et se méfie de tout le monde, grâce à ses pouvoirs et au chef de la rébellion, Kelsier, un Fils de Brume célèbre, elle apprend progressivement à faire confiance en ses capacité et en les autres.

Nous avons donc une histoire très riche mais que la narration rend logique et rarement confuse. L’auteur parvient à mêler politique, sentiment et magie sans longueur ni précipitation. Tout coule de source et on s’attache rapidement aux personnages, à Kelsier la tête brûlée, Vin la secrète et leurs camarades rebelles. On se prend à comprendre la magie des métaux, tout en organisant la rébellion et en observant l’évolution de Vin, d’abord petite fille effacée puis Fille des Brumes de talent.

Une très très bonne lecture donc et je cherche avec avidité la suite (comme souvent en Fantasy, il y a trois tomes à lire). Attention cependant, une fois le livre commencé, il est difficile de le lâcher.

 

Bande son perso : la bande originale de la série Game of Thrones

L’épouse de Bois – Terri WINDLING

Illustration de Brian FROUD

4ème de couverture

Maggie Black est écrivain.

Elle vient d’hériter d’une maison en plein désert, dans les montagnes de l’Arizona. Son propriétaire, un célèbre poète avec qui Maggie correspondait est mort dans d’étranges circonstances.

La jeune femme s’installe bientôt dans la maison, mais la vie semble différente : les choses sont plus pures, les formes plus essentielles, les mystères plus profonds… La magie des collines est puissante et Maggie pourrait bien y perdre la raison – ou la vie

Mon avis

Mouaaah gros coup de coeur ! D’abord pour la couverture qui m’a attirée vers cet ouvrage enchanteur et bien sûr pour le récit lui-même et ses personnages.

Pourtant au début, j’étais un peu comme Maggie, je ne savais pas si le contexte de l’Arizona allait me plaire. Grande amatrice de féérie celte, j’avais peur que la magie américaine ne prenne pas. Et pourtant, j’ai bel et bien été ensorcelée par ce livre. L’auteur distille son mystère avec talent, nous donnant pour compagnon de lecture une héroïne loin d’être jeune et naïve (oui la 4ème de couverture mentionne jeune femme mais Maggie a plutôt la quarantaine) ainsi que ses nouveaux amis des montagnes.

On entre progressivement dans l’univers magique de la forêt de cactus et de ses habitants, coyotes ou autre… L’auteur parvient à nous faire entrer progressivement dans son intrigue sans jamais nous ennuyer par de longues description. Elle sait trouver les mots justes qui permettent au lecteur de s’immerger dans sa lecture et d’en sortir avec un regard neuf sur ce qui l’entoure.

En conclusion, Terri Windling nous offre avec ce livre un bon moment de lecture féérique, loin des clichés du genre et parvient à nous envouter dans un univers complexe en un seul tome (j’aime les trilogies mais mon portefeuille préfère les histoires en un volume)

Bande-son perso : Omnia – Alivre !

Les éveilleurs 1 Salicande – Pauline ALPHEN

Sublime couverture

Résumé

Claris a 12 ans et vit avec son père, Eben, et son frère jumeau, Jad, dans une vallée reculée et protégée par des montagnes d’accès difficile. Malgré la disparition précoce de leur mère et la mélancolie de leur père, malgré le handicap de son jumeau, Claris est une jeune fille enjouée, téméraire, qui rêve d’aventures.

Des aventures comme celles qu’elle lit dans les livres de la tour interdite où s’est réfugié son père depuis la disparition de sa femme, des aventures comme celle que lui lisait sa mère, des aventures comme celles que son jumeau, handicapé, ne peut pas vivre. Mais Claris est persuadée que les aventures n’arrivent jamais aux filles.

L’avenir va lui montrer qu’elle ne peut pas se tromper davantage…

Mon avis

C’est la deuxième fois que je lis ce livre et l’émerveillement est toujours intact. Pauline Alphen a le don pour tisser son univers comme un cocon douillet qui vous donne envie de profiter de la vie et de la beauté du monde qui vous entourent.

Le résumé est assez trompeur finalement parce qu’il n’est pas vraiment question de grandes aventures, plutôt un roman d’initiation pour les deux jumeaux qui découvrent le monde au delà de leur château et le passé de leur civilisation. Car s’il n’en a pas l’air, ce récit est du style futuriste autant que fantastique.

Le monde de Claris et Jad  se situe bien après notre époque. Après les manipulations génétiques de masse et l’avancée des jeux psychiques, une catastrophe emporta grand nombre d’adolescents et modifia complètement l’organisation des être humains qui retrouvent une époque pré-industrielle (artisana, agriculture,…). Pourtant on y trouvera aussi fées et elfes, Nomades de l’écriture et… ah vous verrez bien 🙂

Outre cet univers très bien construit et lumineux (croyez-moi vous aurez envie d’aller habiter à Salicande), l’auteur a soigné ses personnages principaux et secondaires par d’infimes détails dans leurs personnalités qui vous les rendront de suite sympathiques. Pas de méchant par contre, juste des mystères, des prédictions, des disparitions, des adolescents qui grandissent, des pouvoirs psy, formant un récit très doux : pas de péripéties époustouflantes mais on ne s’ennuie pas une minute ! Et puis accélération sur la fin et …. suite au tome 2

Je conseille cet ouvrage à tous ceux qui cherchent une littérature jeunesse différente : pas d’adolescente amoureuse du bogoss du lycée ici mais une intrigue merveilleuse qui incite à la réflexion sur ce que nous faisons de notre monde, de notre vie, sur nos rapports avec les autres. Bref une lecture intelligente et relaxante en ces temps sombres de blocus ^^

Bande son perso : toute la discographie de Cécile Corbel,

entre autre : La valse des ondines

Malhorne – Livre 1 : le trait d’union des mondes – Jérôme CAMUT

Nouvelle couv Bragelonne

Synopsis

Il vient de la nuit des temps.
Il a franchi la frontière qui sépare la vie de la mort. Et, aujourd’hui, le moment de la révélation est venu.

Tout commence lorsque l’ethnologue Franklin Adamov découvre, au fin fond de l’Amazonie, une statue représentant un homme assis armé d’une épée. L’homme est de type européen, l’objet date du XVe siècle, et sur la garde de l’épée est inscrit un mot.  » Malhorne « . C’est impossible… Pourtant, ce n’est que le premier indice.
En effet, peu après, Franklin est contacté par une fondation appartenant à un riche financier, qui lui offre des moyens illimités pour résoudre cette énigme. Car le mystère s’épaissit: on a repéré une deuxième statue, absolument identique, à l’autre bout du monde…

Qui se cache derrière ces monuments ? Qui a laissé ces signes, et pourquoi ? Alors débute une traque haletante, une quête initiatique à travers l’Histoire, les cultures et les religions du monde entier, dont l’enjeu est rien moins que l’immortalité.

Mon avis

La 4ème de couverture de la version poche m’avait déjà fait de l’oeil mais j’ai surtout profité de sa sortie en numérique pour 4,99€ (et sans DRM s’il vous plait !) qui en plus présentait un résumé plus attractif.

Malhorne 1 donc c’est d’abord l’histoire d’un jeu de piste à retrouver des statues assez étranges. Avouez qu’une statue d’un chevalier avec des caractères latins retrouvée en Amazonie datant du 15ème siècle a de quoi mettre le cerveau d’un ethnologue en ébullition. Ensuite forcément on cherche qui a bien pu sculpter ces oeuvres réalisées sur plusieurs siècles. On suit dans ses recherches Franklin Adamov, ethnologue un peu candide mais fort sympathique. Enfin, forcément on rencontre Malhorne, âme âgée de plusieurs siècles qui raconte sa longue histoire.

Ce livre est une très bonne lecture. L’intrigue est fantastique mais sans être trop tirée par les cheveux. l’auteur parvient à nous tenir en haleine tout le long du récit tout en changeant radicalement de type d’intrigue en fait. On a d’un côté toute la recherche du personnage (suspence) puis son histoire (témoignage, question du sens de la vie) avec enfin la question cruciale : qu’en faire ?(thriller ?)

Coup de maître : la fin (enfin à mon avis), complètement ouverte, tout peut encore se passer dans le deuxième tome et je suis très curieuse quant à la manière dont l’auteur va faire continuer son récit.

Je conseille ce livre à tous les amateurs de fantastique (attention ce n’est pas de la fantasy) qui recherchent un peu d’originalité après une dizaine d’ouvrages sur les chauves-souris et les poilus. A acheter en poche ou en numérique sur Immatériel (certifié sans DRM 🙂 ).

Bande-son perso : Pace is the trick – Interpol

A comme Association – Erik l’HOMME et Pierre BOTTERO

Résumé du premier tome

Jasper vit à Paris, va au lycée et joue de la cornemuse dans un groupe de rock médiéval. Depuis peu, il fréquente aussi le 13, rue du Horla, l’adresse ultra secrète de l’Association. L’organisation a repéré chez lui des aptitudes certaines pour la magie et lui a proposé de devenir agent stagiaire. Armé d’une bombe lacrymogène au jus d’ail, Jasper est envoyé chez les vampires pour enquêter sur un trafic de drogue. Attention au retour du jet d’ail !

Résumé du deuxième tome

Elle s’appelle Ombe, est lycéenne à Paris et adore la moto. Elle a aussi l’incroyable pouvoir d’être incassable ou presque. C’est pourquoi L’Association l’a recrutée comme agent stagiaire.
Une stagiaire de choc, qui fait des débuts remarqués en explosant une bande de gobelins devant tous ses camarades de classe. Le problème ? La discrétion est une obligation absolue au sein de L’Association, comme le lui rappelle Walter, son directeur. Et à force de foncer tête baissée, Ombe l’incassable risque fort de comprendre ce que « ou presque » veut dire.

Mon avis

Ce fut l’affrontement entre deux volontés (celle de mon côté fan des deux auteurs et celle de mon portefeuille). Parce que oui 9,90€ c’est cher pour des livres aussi fins et aussi courts (surtout connaissant ma vitesse habituelle de lecture). Cependant Erik l’Homme et Pierre Bottero sont deux de mes auteurs jeunesse préférés et et et… Bottero est mooooort (ô rage ô désespoir) donc je sais très bien que le tome 2 et le tome 4 sont ses deux dernières production. En plus, je savais pertinemment bien que je ne serai pas déçue d’une association des deux écrivains.

Puis j’ai lu le premier d’occasion et c’était foutu, j’ai acheté la suite et si je n’ai pas encore le tome 4 c’est que je n’ai pas encore trouvé le temps de l’acheter. Jasper est tordant, Ombe fascinante, les intrigues intéressantes, l’univers très bien conçu (incroyable comme ces deux auteurs peuvent vous emmener dans leur univers en si peu de mots).

Ce ne sont pas des chefs d’œuvres (d’ailleurs je lis peu de chefs d’œuvre, ça me pèse sur l’estomac) mais ce sont des moments de lecture à suspense, où on rit, où on croise les doigts, où on a peur avec les héros, bref à acheter et lire , relire, rerelire,…

Bande-son perso : Puggy – When you know