Mr. Penumbra’s 24-Hour Bookstore / Robin Sloan

Image Les livres anglophones et moi c’est quitte ou double. Soit j’accroche vraiment et ce sont des coups de coeur, soit je n’arrive pas à rentrer dans l’histoire et je ne les termine pas (n’est-ce pas Starter  for ten ?).

Celui-là, je l’ai vu plusieurs fois sur Tumblr et comme Tumblr est devenu le grand guide de ma vie, j’ai tenté le coup. Avec bonheur car ce livre est une petite perle.

Pas de meurtre, pas de grands drames amoureux mais une énigme intéressante.

Clay Jannon est un designer sans emploi qui réussi à devenir assistant dans une librairie ouverte 24h sur 24. Une librairie qui n’accueille pas grand monde, si ce n’est d’étranges personnages qui empruntent des livres dont le contenu est codé. Clay décide alors de percer le mystère de cette libraire avec l’aide de son ordinateur et de son amie Kat, employée chez Google.

Ce livre est fait pour les gens, comme moi, qui aiment toujours l’odeur du papier tout en étant fascinés par les nouvelles technologies. C’est un mystère à petite échelle, sans gros complot mondial ou de révélation religieuse ou autre mais bien ficelé, impliquant librairies et musée. Juste mon dada quoi. Si ça vous intéresse, n’hésitez pas et si vous ne lisez pas l’anglais, guettez la traduction française (Ils doiivent le traduire, je dis)

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L’homme qui savait la langue des serpents – Andrus KIVIRÄHK

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4ème de couverture

Voici l’histoire du dernier des hommes qui parlait la langue des serpents, de sa sœur qui tomba amoureuse d’un ours, de sa mère qui rôtissait compulsivement des élans, de son grand-père qui guerroyait sans jambes, d’une paysanne qui rêvait d’un loup-garou, d’un vieil homme qui chassait les vents, d’une salamandre qui volait dans les airs, d’australopithèques qui élevaient des poux géants, d’un poisson titanesque las de ce monde et de chevaliers teutons épouvantés par tout ce qui précède… Peuplé de personnages étonnants, empreint de réalisme magique et d’un souffle inspiré des sagas scandinaves, un roman à l’humour et à l’imagination délirants.

Mon avis

J’ai découvert ce livre grâce à l’émission Livrés à domiciles et le blog Reading in the rain. Cela avait l’air assez loufoque et original alors je me suis jetée à l’eau. Et en effet, c’est assez loufoque et très original. Ce roman m’a fait l’effet d’un (gros) conte fantastique très rafraichissant après tous les livres sur les vampires que l’on croise en littérature fantastique en ce moment. Comme dans les contes, on croise des animaux qui parlent, des légendes et de quoi réfléchir. Car ce romen est en fait un pamphlet qui pose la question de la confrontation entre la tradition et la modernité mais aussi, il m’a semblé, de l’esprit critique. La seule critique que je pourrait formulé est le ton un peu fataliste qui m’a donné un petit coup de blues à la fin du livre. Pourtant, j’ai passé un très bon moment dans les forêts estoniennes et je recommande ce livre à tous.

Moi, Lucifer / Glen Duncan

Image  Quand On (et par On je veux dire Dieu) propose à Lucifer l’opportunité du Pardon, celui-ci n’y crois pas. Plutôt que de soigner ce qu’il reste de la vie de cette mauviette d’écrivain suicidaire, le démon a bien l’intention de profiter à fond de son incarnation d’un mois dans un corps humain. Et par profiter j’entends boire, baiser, se droguer,…

Mais aussi, et c’est là l’intérêt de ce livre, Lulu décide de nous raconter l’histoire sainte de son point de vue. Et là c’est délectable. La prose est acide à souhait, pleine d’humour, c’est jouissif.

Quelques extraits ?

Vous me direz : le temps c’est le temps. (Non, vous me direz : le temps c’est de l’argent. Je vous adore)

“L’être humain en général a tout à apprendre du lézard. Le seul animal dont il n’ait rien à apprendre, d’ailleurs, c’est le mouton. L’Homme sait déjà tout ce que le mouton pourrait lui enseigner.”

“Vous voulez toujours savoir ce qui s’est passé, Dieu merci. Et ensuite que faire. Puis ce qui se passerait si …. Mais, à ma grande satisfaction, il est très rare que vous en arriviez logiquement à vous demander où ça mènerait en fin de compte.”

Seul petit hic, les dernières pages, comme si l’auteur n’avait pas su comment finir son histoire. Cependant, la fin est à la hauteur du roman (selon moi). Je n’en dit pas plus. Bref, Moi, Lucifer est un roman génialissime, original et drôle que je recommande à tous ceux qui préfèrent souvent les « mauvais » aux héros des histoires.

Les sorcières de North Hampton / Melissa De La Cruz

Image4ème de couverture

Joanna Beauchamp et ses filles Ingrid et Freya vivent à North Hampton, à la pointe de l’île de Long Island. La ville, belle et brumeuse, semble comme figée dans le temps, et les trois femmes y mènent une vie en apparence paisible.
En réalité elles sont de puissantes sorcières. Joanna peut ressusciter les morts et guérir les blessures graves. Ingrid, passionnée de livres, prédit le futur et tisse des fils qui résolvent les problèmes d’infertilité et d’infidélité. Enfin Freya, la fille rebelle, possède les charmes et potions capables de guérir les peines de cœur.
Mais depuis des centaines d’années, les trois femmes n’ont pas le droit d’utiliser leurs pouvoirs. Jusqu’au jour où Freya, partagée entre deux frères séduisants, et prise dans un dangereux jeu de désir, met son secret en péril. Ingrid et Joanna connaissent le même dilemme, et les femmes de la famille Beauchamp comprennent qu’elles ne peuvent plus dissimuler leur nature profonde. Elles récupèrent leur baguette magique au grenier, nettoient leur balais et commencent à lancer des sorts sur les gens de la ville. Au départ plutôt des petits sorts simples et bienveillants. Mais des attaques violentes troublent bientôt North Hampton, et quand une jeune fille disparaît le week-end du 4 juillet, Joanna, Ingrid et Freya décident de découvrir qui et quelles forces maléfiques œuvrent contre elles.

Mon opinion

Quand j’entame un nouveau roman de type bit-litt, j’ai toujours un peu peur parce que oui c’est un style que j’aime beaucoup mais tellement de séries sont sorties que j’en fais un peu overdose. Heureusement, j’avais lu une plutôt bonne critique sur ce roman-ci et les sorcières me plaisent, d’emblée, plus que les vampires en général.

Qu’est-ce qui différencie ce livre d’autres romans du même genre ? Peut-être l’ambiance petit bout du monde de North Hampton, ce n’est pas la cambrousse mais cela change de Manhattan et des grosses villes ; peut-être aussi la diversité de caractère des personnages, les trois sorcières ne se ressemblent pas et on peut, au choix, s’identifier plus à Ingrid, Freya ou leur mère. J’ai également apprécié la petite pincée de mythologie nordique et le dévoilement progressif du passé des personnages.

De plus, Melissa DeLa Cruz sait tenir son public en haleine. Tellement bien que la fin semble un peu précipitée. Mais qu’importe, pas de frustration car un tome deux existe en anglais, il n’y a plus qu’à attendre la traduction. Chouette !

WAGNER, Roland C. La balle du néant. Les futurs mystères de Paris -1

Couverture française

4ème de couverture

Mon nom est Temple Sacré de l’Aube Radieuse, mais vous pouvez m’appeler Tem. Pour cent euros par jour plus les frais, vous pouvez aussi louer mes services. Je suis détective privé. Mon atout majeur ? Le Talent de transparence qui me permet de passer inaperçu. Mais qui m’oblige aussi à des efforts vestimentaires pour ne pas passer inaperçu.

Paris, 2063. Un demi-siècle après la « Grande Terreur primitive » qui a bouleversé les fondements de la société (pour le meilleur plutôt que le pire), voici le premier des FUTURS MYSTÈRES DE PARIS. Où l’on enquête sur le meurtre en chambre close d’un physicien.

Mon avis

Je retourne à mon blog pour vous parler de cette petite merveille. Cela faisait très longtemps que je cherchais après ce livre (et cette édition précisément vu que la couverture de l’édition à l’Atalante est … ben moins sympa). Miracle, mon dealer le plus proche faisait des soldes et le voilà à -25%. Deuxième miracle, je n’ai pas été déçu par ce livre (on sait tous combien il est rageant d’attendre un livre puis découvrir qu’il est loin de nos espérances), au contraire.

Tem se présentant comme un détective privé, on s’attend à ce que tout le livre soit centré autour de l’enquête. C’est le cas mais ce n’est pas le point fort de ce livre. Son point fort c’est son univers. Dans son futur pas si lointain, Roland C. Wagner a gardé le meilleur d’aujourd’hui en l’embellissant légèrement. Cela faisait longtemps que je ne m’étais plus enthousiasmée pour de la science-fiction. Ainsi, Gloria, l’intelligence artificielle est-elle un personnage à part entière avec un côté farceur qui nous la rend d’emblée sympathique.

Autres éléments qui m’ont plus : mutations, présence encore des librairies et la personnalité des personnages. La narration s’accorde au regard de Tem qui décrit souvent avec un brin d’ironie son univers. Les faits s’enchaînent, on ne s’ennuie pas une seconde sur ces 183 pages où Roland C. Wagner réussit tout de même à placer un mystère entourant la naissance du héro. Plus d’info dans le tome 2, j’espère.

Bref, je recommande cette lecture qui met de bonne humeur et qui m’a donné envie d’en lire plus de son auteur.

Douglas Coupland – Génération X

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Cela doit faire deux ans que j’ai acheté ce livre et c’est, je pense, ma troisième tentative de lecture. Autant j’avais adoré jPod, autant Génération X me paraissait bien terne à côté. Le problème devait être générationnel. Je me retrouve bien plus dans les personnages de jPod que dans Génération X. Une fois que j’ai compris cela, j’ai pu apprécier et terminer le livre.

 

Génération X raconte les délire d’Andy (le narrateur) et ses deux ami Dag et Claire. Pas de romance dans l’histoire. Le trois amis habitent une cité près d’un désert où ils s’occupent en prenant des petits job et en tentant de se détacher de l’argent, de l’addiction au travail qui caractérise selon eux les jeunes de leur âge (petite trentaine quand même). Le roman a été écrit pendant les années 90. Pas de facebook ici.

Le roman contient surtout des réflexions du narrateur sur sa vie et des histoires que les personnages se racontent. La mise en page est un peu spéciale. Le texte est entouré de grandes marges dans lesquelles on retrouve des définitions inventées je pense par l’auteur.

C’est cynique, souvent drôle et ça donne matière à penser. Je ne dirais pas que c’est exceptionnel mais c’est assez surprenant. On se retrouve dans certaines réflexions et d’autres passages poussent à l’interrogation de nos modes de vie mais sans jamais être barbant. Bref je le recommande 🙂

L’Apothicaire – Henri LOEVENBRUCK

Couverture de l'ApothicaireLe livre

« Il vécut à Paris en l’an 1313 un homme qui allait du nom d’Andreas Saint-Loup, mais que d’aucuns appelaient l’Apothicaire, car il était le plus illustre et le plus mystérieux des préparateurs de potions, onguents, drogues et remèdes…« 

Un matin de janvier, cet homme découvre dans sa boutique une pièce qu’il avait oubliée… Il comprend alors que jadis vivait ici une personne qui a soudainement disparu de toutes les mémoires. L’Apothicaire, poursuivi par d’obscurs ennemis, accusé d’hérésie par le roi Philippe le Bel et l’Inquisiteur de France, décide de partir jusqu’au mont Sinaï.

Mon avis

Mmm comment pourrais-je résister à un roman d’Henri Loevenbruck. C’est tout bonnement impossible si comme moi vous avez lu sa trilogie fantasy de la Moïra, celle de Gallica, puis ses trillers, son roman jeunesse co-écrit avec Ange et si vous aussi vous avez visité son site web dernièrement où il décrit son dernier roman :

Retrouvez dans toutes les bonnes librairies mon treizième roman, l’Apothicaire, qui est aussi, n’ayons pas peur des mots, le livre de ma vie. Celui qui m’a donné le plus de travail et le plus de plaisir. Le livre le plus personnel et, je l’espère, le plus réussi de ma carrière. Sept ans de préparation, deux ans d’écriture, et beaucoup, beaucoup d’émotion à la veille de cette publication.

J’ai donc demandé le livre à papa Nowel et je l’ai dévoré en trois soirs (parce que examens obligent, j’ai résisté à la tentation de le lire en journée).

On y retrouve quelques motifs chers à l’auteur soit le voyage initiatique et la figure du héros poursuivit. Qu’importe, le récit, l’époque et les personnages sont bien différents différents. Je pensais que j’aurais du mal à m’habituer à Andréas, presque la quarantaine, chauve, apothicaire,… bref pas vraiment la figure de l’aventurier, mais finalement le bonhomme est attachant par son caractère. Le personnage est tellement bien construit que finalement, les autres font un peu pâle figure.

On lit ce livre pour le personnage, on le lit aussi pour le voyage. Loevenbruck nous entraine dans la France du 14ème siècle avec un style différent que dans ses précédents ouvrages. Un sytle de conteur qui lui va bien et qui nous plonge directement dans l’histoire.

Il nous conte donc Andréas, figure septique face aux religions, ayant lu beaucoup des philosophes, érudit dans l’art des médicaments de l’époque. C’est surtout l’histoire d’une confrontation entre l’esprit rationnel et l’ésotérisme de l’époque et c’est passionnant.

Je ne spoilerai pas l’intrigue du livre qui est savoureuse et rocambolesque (oui oui quand même). J’en recommande chaudement la lecture à tous les amateurs d’intrigues historiques et des apparitions succinctes mais troublantes du mystérieux-merveilleux-qu’on n’explique pas et que c’est très bien comme ça.

Une boisson chaude, la bande originale d’un film épique et voilà de quoi occuper agréablement les vacances.

Le livre perdu des sortilèges – Deborah HARKNESS

Da book

Couverture du Livre perdu des sortilèges
Titre attrayant, illustration un peu moins

Diana Bishop est la dernière d’une longue lignée de sorcières, mais elle a renoncé depuis longtemps à son héritage familial pour privilégier ses recherches universitaires, une vie simple et ordinaire. Jusqu’au jour où elle emprunte un manuscrit alchimique : L’Ashmole 782. Elle ignore alors qu’elle vient de réveiller un ancien et terrible secret, et que tous – démons, sorcières et vampires – le convoitent ardemment.

Parmi eux, Matthew Clairmont, un vampire aussi redoutable qu’énigmatique. Un tueur, lui a-t-on dit. Diana se retrouve très vite au coeur de la tourmente, entre un manuscrit maudit et un amour impossible.

Mon avis

J’étais très très très méfiante à l’égard de ce livre : une énième histoire d’amour avec un vampire, il serait temps de passer à autre chose. Mais je n’en ai eu que des bons échos et je suis tombée par hasard dessus dans ma librairie d’occasion… alors, forcément, j’ai craqué.

J’ai été littéralement aspirée dans l’histoire. Celle-ci mixe astucieusement histoire d’amour, recherches historiques et fantastique, le tout dans une ambiance de départ délicieusement British. Ce livre donne envie de boire des litres de thé et vous recommande chaleureusement de hanter les bibliothèques pour rencontrer le prince charmant. Je pense qu’il peut vous donner envie de boire du vin aussi.

On peut dire que j’ai aimé :

  • L’héroïne : Diana a un sacré caractère malgré ses crises d’angoisse, on s’y attache rapidement
  • Le fonds historique, très riche. Le vampire s’est apparemment acoquiné avec toutes les célébrités historiques possibles.
  • La sorcellerie dont l’importance augmente avec le récit.
  • Les personnages secondaires : il y en a une flopée mais tous sont attachants.

Par contre :

  • Ces vampires sont quand même trop parfaits…
  • La traduction français a tenu à ce que la plupart des personnages se vouvoient, c’est assez lourds à force…

Un livre que je recommande donc (allé c’est normal qu’un prince charmant soit parfait, c’est dans son domaine de définition).  C’est une belle brique et elle promet de bons moments de lecture.

Fils des Brumes : 1. L’empire ultime – Brandon SANDERSON

Puissance dans l'illustration de couverture

Résumé

La jeune Vin ne connait de l’Empire Ultime que les brumes de Luthadel, les pluies de cendre et le regard d’acier des Grands Inquisiteurs. Depuis plus de 1000 ans, le Seigneur Maître gouverne les hommes par la terreur. Seuls les nobles pratiquent l’allomancie, la précieuse magie des métaux.

Mais Vin n’est pas une adolescente comme les autres. Et le jour où sa route croise celle de Kelsier, le plus célèbre voleur de l’Empire, elle est entraînée dans un combat sans merci. Car Kelsier, revenu de l’enfer, nourrit un projet fou : renverser l’Empire.

Mon avis

Je n’en avais entendu que des bonnes critiques sur Livraddict et pour une fois (parce qu’en général je galère pour trouver les livres qui me paraissent bons), je suis tombée dessus par hasard chez Pêle-mêle.

Au premier abord, le livre est une grosse brique tout de même avec une police de caractère assez petite, ce qui présage de nombreuses heures de lectures (de mon point de vue c’est une très bonne chose). En ce qui concerne la couverture, je l’avais trouvée prometteuse mais j’avais une petite appréhension pour son côté « attention histoire d’assassin ». En général ce genre d’histoire promet des intrigues politiques complexes (et souvent ennuyeuses).

Eh bien pas du tout. L’intrigue politique est bien là mais elle est assez simplifiée. Un grand Empereur ultime supposé immortel et surpuissant,  des nobles puis des esclaves, les skaa. En guise de police, les Grands Inquisiteurs, magiciens effrayants aux yeux percés de fer.

La magie du livre, c’est l’allomancie, une magie basée sur les métaux que les nobles avalent puis brûlent pour obtenir différents pouvoirs. Les plus puissants peuvent brûler plusieurs de ces métaux et combinent tous les pouvoirs, ce sont les Fils de brume. Notre héroïne, Vin, une jeune voleuse découvre ces pouvoirs tout en se faisant enrôlée par la rébellion. La jeune fille est loin d’être naïve, elle a grandit à la dure et se méfie de tout le monde, grâce à ses pouvoirs et au chef de la rébellion, Kelsier, un Fils de Brume célèbre, elle apprend progressivement à faire confiance en ses capacité et en les autres.

Nous avons donc une histoire très riche mais que la narration rend logique et rarement confuse. L’auteur parvient à mêler politique, sentiment et magie sans longueur ni précipitation. Tout coule de source et on s’attache rapidement aux personnages, à Kelsier la tête brûlée, Vin la secrète et leurs camarades rebelles. On se prend à comprendre la magie des métaux, tout en organisant la rébellion et en observant l’évolution de Vin, d’abord petite fille effacée puis Fille des Brumes de talent.

Une très très bonne lecture donc et je cherche avec avidité la suite (comme souvent en Fantasy, il y a trois tomes à lire). Attention cependant, une fois le livre commencé, il est difficile de le lâcher.

 

Bande son perso : la bande originale de la série Game of Thrones

L’épouse de Bois – Terri WINDLING

Illustration de Brian FROUD

4ème de couverture

Maggie Black est écrivain.

Elle vient d’hériter d’une maison en plein désert, dans les montagnes de l’Arizona. Son propriétaire, un célèbre poète avec qui Maggie correspondait est mort dans d’étranges circonstances.

La jeune femme s’installe bientôt dans la maison, mais la vie semble différente : les choses sont plus pures, les formes plus essentielles, les mystères plus profonds… La magie des collines est puissante et Maggie pourrait bien y perdre la raison – ou la vie

Mon avis

Mouaaah gros coup de coeur ! D’abord pour la couverture qui m’a attirée vers cet ouvrage enchanteur et bien sûr pour le récit lui-même et ses personnages.

Pourtant au début, j’étais un peu comme Maggie, je ne savais pas si le contexte de l’Arizona allait me plaire. Grande amatrice de féérie celte, j’avais peur que la magie américaine ne prenne pas. Et pourtant, j’ai bel et bien été ensorcelée par ce livre. L’auteur distille son mystère avec talent, nous donnant pour compagnon de lecture une héroïne loin d’être jeune et naïve (oui la 4ème de couverture mentionne jeune femme mais Maggie a plutôt la quarantaine) ainsi que ses nouveaux amis des montagnes.

On entre progressivement dans l’univers magique de la forêt de cactus et de ses habitants, coyotes ou autre… L’auteur parvient à nous faire entrer progressivement dans son intrigue sans jamais nous ennuyer par de longues description. Elle sait trouver les mots justes qui permettent au lecteur de s’immerger dans sa lecture et d’en sortir avec un regard neuf sur ce qui l’entoure.

En conclusion, Terri Windling nous offre avec ce livre un bon moment de lecture féérique, loin des clichés du genre et parvient à nous envouter dans un univers complexe en un seul tome (j’aime les trilogies mais mon portefeuille préfère les histoires en un volume)

Bande-son perso : Omnia – Alivre !